Et oui, sur les douze derniers mois de l’année, c’est Lyon qui arrive sur la première marche du podium avec un joli + 8,8 % selon le 102e baromètre MeilleursAgents. Signe d’un marché tendu et dynamique oui, sans aucun doute ! Mais on constate tout de même un ralentissement sur certain marché…

Les plus fortes évolutions de prix sur les douze derniers mois

En tête de liste, on retrouve donc Lyon avec ses + 8,8 %, suivi de Bordeaux qui affiche + 8,3 % et enfin Paris avec « seulement » + 5,0 %. Rennes suit le peloton de tête de très près avec une progression de 4,9%. Ces chiffres ne font que confirmer la tension que nous avons pu observer les derniers mois. Tension dopée certes par une forte demande, elle même attisée par des taux bas (on peut descendre à 1,25 % sur 20 ans pour un bon dossier !), mais aussi par certains professionnels de la transaction qui n’hésitent pas à surestimer certains biens pour rentrer des mandats (ne vous inquiétez pas, ils ne sont pas tous comme ça… loin de là d’ailleurs).

Et que donne les prix de l’immobilier depuis le début de l’année ?

Ce qui est vrai sur les douze derniers mois ne l’est pas forcément sur les premiers mois de l’année. Paris et Bordeaux en sont de bons exemples. Respectivement 3e et 2e plus fortes hausses sur les douze derniers mois (avec pour rappel des croissances de + 5,0 % et + 8,3 %), les prix n’ont que très peu évolué sur avril.
À Paris, on parle d’un petit + 0,1% de croissance sur un mois. Un vrai ralentissement, surtout quand on sait que depuis le début de l’année les prix parisiens ont augmenté de + 2,1 %. L’impact est encore plus fort à Bordeaux où les prix n’ont fait que chuter depuis le début de l’année : – 0,1 % depuis le 1er janvier et – 0,4 % sur Avril.
À l’inverse, les marchés lyonnais et rennais confirment leur place de challenger avec une évolution des prix de + 2,1 % pour les deux depuis le 1er janvier. Sur le mois d’avril, Lyon est à + 0,9 % et Rennes culmine à + 1,1 %. Bordeaux et Rennes ont clairement profité de l’effet LGV. Une ligne qui rapproche ces villes de notre capital, mais qui  les ouvre aussi aux portefeuilles des parisiens qui ont un pouvoir d’achat supérieur à celui de leurs habitants. Et on ne parle pas des étrangers qui continuent d’investir… avec une vision forcément plus décorrélée des réalités de notre marché. À voir ce que ça donne dans la durée… Bordeaux montre déjà des signes de faiblesse.
Image : Weekend Wayfarers

Seb de Lavison - Banquier d'affaires devenu entrepreneur, je me suis essayé à plusieurs choses : du web à la robotique, en passant par le marketing digital ! L'immobilier est ensuite venu hanter mes nuits... puis mes journées. J'ai vite compris que ma place n'était plus dans mon agence de marketing digital, mais dans l'univers de la Proptech (immobilier & technologie). GO Trackstone!

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Et oui, sur les douze derniers mois de l’année, c’est Lyon qui arrive sur la première marche du podium avec un joli + 8,8 % selon le 102e baromètre MeilleursAgents. Signe d’un marché tendu et dynamique oui, sans aucun doute ! Mais on constate tout de même un ralentissement sur certain marché…

Les plus fortes évolutions de prix sur les douze derniers mois

En tête de liste, on retrouve donc Lyon avec ses + 8,8 %, suivi de Bordeaux qui affiche + 8,3 % et enfin Paris avec « seulement » + 5,0 %. Rennes suit le peloton de tête de très près avec une progression de 4,9%. Ces chiffres ne font que confirmer la tension que nous avons pu observer les derniers mois. Tension dopée certes par une forte demande, elle même attisée par des taux bas (on peut descendre à 1,25 % sur 20 ans pour un bon dossier !), mais aussi par certains professionnels de la transaction qui n’hésitent pas à surestimer certains biens pour rentrer des mandats (ne vous inquiétez pas, ils ne sont pas tous comme ça… loin de là d’ailleurs).

Et que donne les prix de l’immobilier depuis le début de l’année ?

Ce qui est vrai sur les douze derniers mois ne l’est pas forcément sur les premiers mois de l’année. Paris et Bordeaux en sont de bons exemples. Respectivement 3e et 2e plus fortes hausses sur les douze derniers mois (avec pour rappel des croissances de + 5,0 % et + 8,3 %), les prix n’ont que très peu évolué sur avril.
À Paris, on parle d’un petit + 0,1% de croissance sur un mois. Un vrai ralentissement, surtout quand on sait que depuis le début de l’année les prix parisiens ont augmenté de + 2,1 %. L’impact est encore plus fort à Bordeaux où les prix n’ont fait que chuter depuis le début de l’année : – 0,1 % depuis le 1er janvier et – 0,4 % sur Avril.
À l’inverse, les marchés lyonnais et rennais confirment leur place de challenger avec une évolution des prix de + 2,1 % pour les deux depuis le 1er janvier. Sur le mois d’avril, Lyon est à + 0,9 % et Rennes culmine à + 1,1 %. Bordeaux et Rennes ont clairement profité de l’effet LGV. Une ligne qui rapproche ces villes de notre capital, mais qui  les ouvre aussi aux portefeuilles des parisiens qui ont un pouvoir d’achat supérieur à celui de leurs habitants. Et on ne parle pas des étrangers qui continuent d’investir… avec une vision forcément plus décorrélée des réalités de notre marché. À voir ce que ça donne dans la durée… Bordeaux montre déjà des signes de faiblesse.
Image : Weekend Wayfarers

Seb de Lavison - Banquier d'affaires devenu entrepreneur, je me suis essayé à plusieurs choses : du web à la robotique, en passant par le marketing digital ! L'immobilier est ensuite venu hanter mes nuits... puis mes journées. J'ai vite compris que ma place n'était plus dans mon agence de marketing digital, mais dans l'univers de la Proptech (immobilier & technologie). GO Trackstone!

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