Prix, marché, taux d’emprunt… faisons le point ensemble sur ce qu’il s’est passé la semaine dernière dans l’actualité immobilière. 

 

Le taux de refus des prêts immobiliers par les banques a doublé en un an – BFM immo

taux de refus prêts immobilierPour investir dans un bien immobilier, la plupart du temps il faut passer par la case « demande de prêt » auprès de votre banque. Sandrine Allonier, directrice de la communication et porte-parole du courtier Vousfinancer nous informe de la baisse des taux d’emprunt sur le mois d’août. En revanche, le taux de refus de prêt a lui de son côté considérablement augmenté (11% cette année contre 5% l’an passé). D’autant plus qu’il faut parfois attendre trois semaines, voire un mois pour avoir une réponse de la part de la banque, souvent négative… Et pour cause, la directrice de la communication Vousfinancer évoque également le taux d’endettement qui ne doit pas dépasser 33% pour que le prêt soit accordé. Nous attendons de voir si le Haut Conseil de Stabilité Financière décidera d’assouplir ou non, en septembre, ces conditions d’octroi d’un crédit immobilier.

 

La crise du coronavirus a-t-elle boosté le marché de la location – SeLoger

Augmentation de l'offre locativeLa crise du Covid-19 aura « détendu » le marché de la location. C’est ce que nous dit SeLoger cette semaine. On vous le disait dans l’article précédent, les conditions d’accès aux crédits immobiliers sont de plus en plus restreintes. C’est pourquoi, durant cette crise sanitaire que nous traversons, nombreux sont ceux qui ont préféré se tourner vers la location plutôt que l’acquisition. SeLoger constate aussi une forte augmentation de l’offre locative longue durée notamment à Paris avec 64% d’évolution comparé à la même période en 2019. Conclusion : plus de demandes… et surtout beaucoup plus d’offres ! Nous n’assistons pas pour autant à une baisse des loyers, à l’exception de Rennes, Nice et Strasbourg.

 

Immobilier : la dynamique de hausse des prix semble enrayée – Les Échos

Baisse des prix immobilier

Selon cet article de Les Échos, la courbe de la hausse des prix de l’immobilier est vouée à baisser pour cet automne 2020. En effet, si depuis 5 ans les prix ne faisaient qu’augmenter, depuis la crise du Covid-19 cette tendance semble s’inverser. Pour le moment, les prix sont stables dans toutes les grandes villes et notamment à Paris où les prix n’ont pas bougé depuis le confinement. On aurait pu croire à l’abandon ou au report des projets d’achat ou de vente en ces temps de crise mais finalement non. Selon Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents, il ne faut pas tirer de conclusions hâtives puisqu’à priori ce sera cet automne que nous remarquerons davantage les effets du Covid-19 sur l’immobilier. À suivre…

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

L’offre massive de monnaie, un défi pour nos économies – Les Échos

offre massive de monnaie

Patrick Artus nous donne son point de vue sur l’impact de l’augmentation de l’offre de monnaie sur les prix de l’actif immobilier. En effet, l’offre monétaire devrait augmenter de 75% en 2020 à cause du coronavirus, ce qui pourrait impacter sérieusement le prix de l’immobilier. Il faut donc maintenir un certain équilibre entre l’offre de monnaie et la demande de monnaie. Mais comment faire ? Il faudrait une hausse de la demande de monnaie de transaction, mais il n’y a plus vraiment de lien entre offre de monnaie et inflation… Il ne reste donc plus que la demande de monnaie de placement…  mais celle-ci est limitée par la situation déplorable des entreprises. Il risque donc d’y avoir une forte concentration de cette monnaie de placement sur l’immobilier (plus de demande donc hausse des prix de l’immobilier). Mauvaise nouvelle pour ceux qui voudront accéder à la propriété.

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

Logements : la fin de l’euphorie dans les grandes villes – Les Échos 

Baisse de la demande immobilière

Les Échos nous font part ici de l’étude menée par MeilleursAgents concernant le marché de l’immobilier résidentiel pour 2021 qui est potentiellement amené à baisser de 1%. Une nouvelle fois, le ralentissement de la hausse des prix de ces 5 dernières années est évoqué. Cette baisse des prix est justifiée par la baisse de la demande des investisseurs et pour cause : les banques resserrent leurs conditions d’obtention de crédit et le chômage partiel a également fait pas mal de dégâts sur l’économie de certaines villes.

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

Légère baisse des taux en août – Les Échos

Baisse des taux d'empruntD’après Les Échos, le taux moyen du crédit immobilier est à la baisse à 1,24% en août. Les banques affirment avoir assoupli leurs tarifs pour « soutenir la demande de crédits immobiliers » selon l’Observatoire. Elles sont également plus souples sur la durée moyenne d’un crédit immobilier qui est aujourd’hui à environ 230 mois. En revanche les banques restent intransigeantes sur le taux d’endettement qui ne doit pas dépasser 33%. En ce qui concerne l’apport personnel, celui-ci a augmenté de 10% à l’inverse de 2019 où il baissait de 5%. Cependant, même si les banques s’activent sur le rattrapage des dossiers en attente pendant le confinement, cela ne suffit pas à retrouver un niveau égal à celui de février 2020 et encore moins à celui d’août 2019. En effet, la production de crédit a reculé de 20% depuis janvier 2020.

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

La revanche des régions – Les Échos

hausse de la demande immobilière en régions

Depuis le confinement, beaucoup d’acquéreurs venus de la région parisienne privilégient maintenant la province plutôt que les grandes villes. Ils recherchent plus de luminosité, plus de calme ou encore plus d’espaces extérieurs. Le président de Laforêt affirme que le nombre de transactions en régions a bondi de 15% par rapport à l’année dernière. Les particuliers également recherchent à présent une résidence secondaire à moins de deux heures des bassins d’emplois pour s’évader dans un environnement plus sain. Les critères de recherche ont eux aussi évolué : exposition sud ou ouest, piscine extérieure, bout de jardin, balcon… Les acquéreurs veulent du confort ! Cependant, si la demande en province s’est envolée, l’offre reste très faible. Les propriétaires de résidence secondaire désireux de vendre avant le confinement ont décidé de repousser leur projet. De ce fait, certaines communes ont vu leur prix augmenter légèrement mais cet indicateur n’est pas à prendre en compte puisque cela risque fortement de bouger d’ici la fin de l’année selon Yann Jehanno.

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

Le cycle de hausse touche à sa fin – Les Échos

prix de l'immobilier stables

Les prix de l’immobilier sont encore en légère hausse depuis la reprise du marché à la fin du confinement mais relativement stables. L’augmentation des prix était de l’ordre de 1% depuis mi-mars mais il semblerait que cette tendance soit révolue depuis le début de l’été. Aujourd’hui les prix de l’immobilier reculeraient de 0,5% en moyenne dans la plupart des grandes villes de France. Par exemple à Paris où les prix avaient augmenté de 5,1% depuis septembre 2019, ils ont à présent reculé de 0,4% d’après MeilleursAgents. Le Président de la Fnaim explique ce phénomène par le fait que bon nombre des investisseurs sont contraints à rester en télétravail et donc à suspendre leurs projets d’achat. Par ailleurs, le nombre de vente qui avait explosé post-confinement ralenti également en cette fin d’été. Mais malgré tout, 2020 n’est pas à plaindre puisque que Thomas Lefebvre (MeilleursAgents) projette 918 000 ventes signées d’ici fin décembre, notamment grâce aux taux d’emprunt encore particulièrement bas. Cette fin de hausse des prix est expliquée également par une baisse de la demande et pour cause : le taux de chômage augmente considérablement depuis la crise sanitaire et économique.

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

 

En conclusion de cette semaine, le marché de l’immobilier prévoit une accalmie : l’offre locative est reboostée par la crise sanitaire, bonne nouvelle pour les étudiants ! Les prix de l’immobilier sont stables et vont même sûrement baisser cet automne en prévoyance d’une baisse de la demande. Les taux d’emprunt baissent mais le taux de refus d’octroi d’emprunt immobilier augmente. Et d’après les chiffres présentés plus haut, 2020 ne sera pas une si mauvaise année que ça en terme de transactions, puisque les volumes se rapprochent de ceux de 2017, qui est la troisième meilleure année en volume.

Innovation et immobilier ne font pas bon ménage !? C'est ce que certains continuent de penser... Pour ma part, je suis plutôt de ceux qui pensent qu'une révolution est en marche 🙂 On en reparle dans quelques années ? #proptech

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Prix, marché, taux d’emprunt… faisons le point ensemble sur ce qu’il s’est passé la semaine dernière dans l’actualité immobilière. 

 

Le taux de refus des prêts immobiliers par les banques a doublé en un an – BFM immo

taux de refus prêts immobilierPour investir dans un bien immobilier, la plupart du temps il faut passer par la case « demande de prêt » auprès de votre banque. Sandrine Allonier, directrice de la communication et porte-parole du courtier Vousfinancer nous informe de la baisse des taux d’emprunt sur le mois d’août. En revanche, le taux de refus de prêt a lui de son côté considérablement augmenté (11% cette année contre 5% l’an passé). D’autant plus qu’il faut parfois attendre trois semaines, voire un mois pour avoir une réponse de la part de la banque, souvent négative… Et pour cause, la directrice de la communication Vousfinancer évoque également le taux d’endettement qui ne doit pas dépasser 33% pour que le prêt soit accordé. Nous attendons de voir si le Haut Conseil de Stabilité Financière décidera d’assouplir ou non, en septembre, ces conditions d’octroi d’un crédit immobilier.

 

La crise du coronavirus a-t-elle boosté le marché de la location – SeLoger

Augmentation de l'offre locativeLa crise du Covid-19 aura « détendu » le marché de la location. C’est ce que nous dit SeLoger cette semaine. On vous le disait dans l’article précédent, les conditions d’accès aux crédits immobiliers sont de plus en plus restreintes. C’est pourquoi, durant cette crise sanitaire que nous traversons, nombreux sont ceux qui ont préféré se tourner vers la location plutôt que l’acquisition. SeLoger constate aussi une forte augmentation de l’offre locative longue durée notamment à Paris avec 64% d’évolution comparé à la même période en 2019. Conclusion : plus de demandes… et surtout beaucoup plus d’offres ! Nous n’assistons pas pour autant à une baisse des loyers, à l’exception de Rennes, Nice et Strasbourg.

 

Immobilier : la dynamique de hausse des prix semble enrayée – Les Échos

Baisse des prix immobilier

Selon cet article de Les Échos, la courbe de la hausse des prix de l’immobilier est vouée à baisser pour cet automne 2020. En effet, si depuis 5 ans les prix ne faisaient qu’augmenter, depuis la crise du Covid-19 cette tendance semble s’inverser. Pour le moment, les prix sont stables dans toutes les grandes villes et notamment à Paris où les prix n’ont pas bougé depuis le confinement. On aurait pu croire à l’abandon ou au report des projets d’achat ou de vente en ces temps de crise mais finalement non. Selon Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents, il ne faut pas tirer de conclusions hâtives puisqu’à priori ce sera cet automne que nous remarquerons davantage les effets du Covid-19 sur l’immobilier. À suivre…

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

L’offre massive de monnaie, un défi pour nos économies – Les Échos

offre massive de monnaie

Patrick Artus nous donne son point de vue sur l’impact de l’augmentation de l’offre de monnaie sur les prix de l’actif immobilier. En effet, l’offre monétaire devrait augmenter de 75% en 2020 à cause du coronavirus, ce qui pourrait impacter sérieusement le prix de l’immobilier. Il faut donc maintenir un certain équilibre entre l’offre de monnaie et la demande de monnaie. Mais comment faire ? Il faudrait une hausse de la demande de monnaie de transaction, mais il n’y a plus vraiment de lien entre offre de monnaie et inflation… Il ne reste donc plus que la demande de monnaie de placement…  mais celle-ci est limitée par la situation déplorable des entreprises. Il risque donc d’y avoir une forte concentration de cette monnaie de placement sur l’immobilier (plus de demande donc hausse des prix de l’immobilier). Mauvaise nouvelle pour ceux qui voudront accéder à la propriété.

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

Logements : la fin de l’euphorie dans les grandes villes – Les Échos 

Baisse de la demande immobilière

Les Échos nous font part ici de l’étude menée par MeilleursAgents concernant le marché de l’immobilier résidentiel pour 2021 qui est potentiellement amené à baisser de 1%. Une nouvelle fois, le ralentissement de la hausse des prix de ces 5 dernières années est évoqué. Cette baisse des prix est justifiée par la baisse de la demande des investisseurs et pour cause : les banques resserrent leurs conditions d’obtention de crédit et le chômage partiel a également fait pas mal de dégâts sur l’économie de certaines villes.

Capture d’écran de l’article / Lien vers Les Échos

Légère baisse des taux en août – Les Échos

Baisse des taux d'empruntD’après Les Échos, le taux moyen du crédit immobilier est à la baisse à 1,24% en août. Les banques affirment avoir assoupli leurs tarifs pour « soutenir la demande de crédits immobiliers » selon l’Observatoire. Elles sont également plus souples sur la durée moyenne d’un crédit immobilier qui est aujourd’hui à environ 230 mois. En revanche les banques restent intransigeantes sur le taux d’endettement qui ne doit pas dépasser 33%. En ce qui concerne l’apport personnel, celui-ci a augmenté de 10% à l’inverse de 2019 où il baissait de 5%. Cependant, même si les banques s’activent sur le rattrapage des dossiers en attente pendant le confinement, cela ne suffit pas à retrouver un niveau égal à celui de février 2020 et encore moins à celui d’août 2019. En effet, la production de crédit a reculé de 20% depuis janvier 2020.

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La revanche des régions – Les Échos

hausse de la demande immobilière en régions

Depuis le confinement, beaucoup d’acquéreurs venus de la région parisienne privilégient maintenant la province plutôt que les grandes villes. Ils recherchent plus de luminosité, plus de calme ou encore plus d’espaces extérieurs. Le président de Laforêt affirme que le nombre de transactions en régions a bondi de 15% par rapport à l’année dernière. Les particuliers également recherchent à présent une résidence secondaire à moins de deux heures des bassins d’emplois pour s’évader dans un environnement plus sain. Les critères de recherche ont eux aussi évolué : exposition sud ou ouest, piscine extérieure, bout de jardin, balcon… Les acquéreurs veulent du confort ! Cependant, si la demande en province s’est envolée, l’offre reste très faible. Les propriétaires de résidence secondaire désireux de vendre avant le confinement ont décidé de repousser leur projet. De ce fait, certaines communes ont vu leur prix augmenter légèrement mais cet indicateur n’est pas à prendre en compte puisque cela risque fortement de bouger d’ici la fin de l’année selon Yann Jehanno.

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Le cycle de hausse touche à sa fin – Les Échos

prix de l'immobilier stables

Les prix de l’immobilier sont encore en légère hausse depuis la reprise du marché à la fin du confinement mais relativement stables. L’augmentation des prix était de l’ordre de 1% depuis mi-mars mais il semblerait que cette tendance soit révolue depuis le début de l’été. Aujourd’hui les prix de l’immobilier reculeraient de 0,5% en moyenne dans la plupart des grandes villes de France. Par exemple à Paris où les prix avaient augmenté de 5,1% depuis septembre 2019, ils ont à présent reculé de 0,4% d’après MeilleursAgents. Le Président de la Fnaim explique ce phénomène par le fait que bon nombre des investisseurs sont contraints à rester en télétravail et donc à suspendre leurs projets d’achat. Par ailleurs, le nombre de vente qui avait explosé post-confinement ralenti également en cette fin d’été. Mais malgré tout, 2020 n’est pas à plaindre puisque que Thomas Lefebvre (MeilleursAgents) projette 918 000 ventes signées d’ici fin décembre, notamment grâce aux taux d’emprunt encore particulièrement bas. Cette fin de hausse des prix est expliquée également par une baisse de la demande et pour cause : le taux de chômage augmente considérablement depuis la crise sanitaire et économique.

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En conclusion de cette semaine, le marché de l’immobilier prévoit une accalmie : l’offre locative est reboostée par la crise sanitaire, bonne nouvelle pour les étudiants ! Les prix de l’immobilier sont stables et vont même sûrement baisser cet automne en prévoyance d’une baisse de la demande. Les taux d’emprunt baissent mais le taux de refus d’octroi d’emprunt immobilier augmente. Et d’après les chiffres présentés plus haut, 2020 ne sera pas une si mauvaise année que ça en terme de transactions, puisque les volumes se rapprochent de ceux de 2017, qui est la troisième meilleure année en volume.

Innovation et immobilier ne font pas bon ménage !? C'est ce que certains continuent de penser... Pour ma part, je suis plutôt de ceux qui pensent qu'une révolution est en marche 🙂 On en reparle dans quelques années ? #proptech

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